The Bejaia section of the Algerian teachers' union SATEF has issued a declaration calling on teachers to support the strike called by the union The declaration also calls for the widening of the struggle to include the wresting back of control of teacher professionalism from the state forces which want to develop a neo-liberal model of education based on standardisation and the destruction of nationally agreed conditions. The statement says that teachers must unite their trade union struggle to the struggle 'to control the tools of their work that is the school, education and pedagogy' and put it in the context of the 'social, economic and political environment.' As reported earlier this month teachers in Algeria are part of a wider struggle against the neo-liberal policies of their government which are causing widespread impoverishment and suffering. I reprint below the statement from the Bejeia section of SATEF:

Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Education et de la Formation

Section Régionale de Béjaïa

Déclaration

 

À l’image de l’ensemble des travailleurs de la fonction publique et de tous les salariés, le malaise des travailleurs du secteur éducatif continue de s’aggraver. Pour être au centre du malaise actuellement, la question salariale n’en constitue pas le seul élément. Les efforts pour le cerner doivent être redoublés par les travailleurs et leurs représentants. Car si la question salariale peut constituer un minimum commun mobilisateur de la solidarité intersyndicale, le marasme généralisé continuera s’il n’est correctement cerné à ballotter le champ syndical et à le mener de reconfiguration en reconfiguration aux contours imprécis.

 

La montée au créneau politique de cadres administratifs de la tutelle pour faire la promotion d’une réglementation sans lien précis avec les lois en vigueur révèle une propension à jouer ouvertement à « Rey-Rey » avec le droit syndical et des travailleurs. D’autre part, les questions de la dépermanisation de la relation du travail, de la déstabilisation des fonctions d’administration et de direction des établissements scolaires, etc. convergent logiquement avec le « système » de l’approche par compétence, non encore suffisamment critiqué, qui, tous, oeuvrent dans le sens de la flexibilité économique et donc des objectifs néo-libéraux et de la mondialisation.

 

Il ne sera bientôt plus possible au formateur du citoyen de demain de défendre décemment ses droits socioprofessionnels s’il ne lie sa lutte syndicale à un contrôle de ses outils de travail que constituent l’école, l’éducation et la pédagogie, et s’il se coupe de son environnement social, économique et politique. C’est la raison principale qui a fait que le Satef a œuvré pour initier la tradition de travailler sur la base de projets éducatif, social et syndical depuis son troisième Congrès national.

 

Conscient des difficultés en mutation continue auxquelles notre propre syndicat continue de faire face et conscient de la nécessité de repousser les limites actuelles de l’action syndicale dans notre pays, le SATEF, Section régionale de Béjaïa :

- Avertit que le Satef n'est pas un bien vacant dont quiconque pourrait user sans égards aux textes du 3e Congrès et réitère son appel à l'urgente tenue du 4e Congrès réellement unificateur ;

- Appelle l’ensemble des travailleuses et des travailleurs à soutenir sans relâche la dynamique syndicale autonome en cours car seule garante de les prémunir contre le recul brutal de leurs droits dans l'immédiat ;

- Soutient les revendications des syndicats autonomes et appelle les travailleurs à renforcer la grève déclenchée par les syndicats de l'éducation en ce mois de février.

 

Béjaïa, le 21 février 2010.

Le Coordinateur,